Névralgie

Définition affection douloureuse et spontanée d’un nerf, consécutive à des lésions de neurofibres Aβ, Aδ et/ou C. Le préfixe « névr- » signifie « qui est relatif au nerf » (en grec ancien νευρου), alors que « -algie » renvoie à la douleur (ἄλγος).

 

Un peu d’histoire En 1802, François Chaussier offre par sa description magistrale, l’acte de naissance nosologique de la névralgie :

1) par la nature de la douleur qui est en même temps vive, déchirante (…), avec torpeur ou formication, plus souvent avec pulsations, élancements et tiraillements successifs, sans rougeur, sans chaleur, sans tension et gonflement apparent de la partie, qui revient par accès plus ou moins longs et rapprochés (…),

2) par le siège de la douleur, qui toujours est fixé (…) sur une branche du nerf et qui, dans le temps du paroxysme, se propage et s’élance du point primitivement affecté sur toutes ses ramifications, les parcourt rapidement comme un éclair, jusque dans les dernières extrémités, les suit dans leurs diverses connexions, les affecte, tantôt successivement les unes après les autres (Rey, 1993, pp. 261-262). En 1841, François Louis Isidore Valleix propose un classement des névralgies.

 

Les différentes névralgies du XXIe siècle par domaine cutané (Spicher et al., 2022) : Névralgie trigéminale symptomatique – Névralgie trigéminale essentielle, Névralgie occipitale, Névralgie cervicale, Névralgie brachiale, Névralgie dorso-intercostale, Névralgie lombo-abdominale, Névralgie lombo-fémorale, Névralgie crurale, Névralgie fémoro-cutanée, Névralgie sacrée.

Certaines névralgies peuvent être nommées spécifiquement post-herpétique, sciatique ou pudendale.

 

Des symptômes au syndrome douloureux neuropathique périphérique

Vous pouvez utiliser le terme de névralgie si, parmi la liste suivante, trois symptômes ou plus sont décrits par le·la patient·e (Spicher, 2003 ; Bouhassira et al., 2004 ; Bouhassira, 2005) :

·      Le caractère électrique qui court le long d’une branche nerveuse : « Irradiations », « Elancements », « Lancées », « Décharges », « Coups de jus », « Tirées », « Sonnées », « Coups de châtaigne » ;

·      Les « Sensations de brûlure » cutanées, comme une brûlure réelle, circonscrites à l’intérieure du territoire hypoesthésique dont le territoire ne couvre qu’une partie du territoire maximal de provenance cutanée de cette branche nerveuse ;

·      Les symptômes de l’hypoesthésie tactile bizarre : « Engourdissement », « Fourmillements ».

 

Le terme générique de douleurs neuropathiques (IASP International Association for the Study of Pain ), n’incite pas à nommer la branche du nerf cutané lésé. En conséquence, de trop nombreux patient·es ne bénéficient pas de diagnostic lésionnel ni donc de traitement neuro-anatomique.

 

Résumé

Lorqu’un·e patient·e souffre de douleurs persistantes, iel souffre très probablement de lésions axonales Aβ (98% ; n=4010) d’une des 240 branches cutanées du corps humain, qui génèrent une hypoesthésie tactile et une névralgie intermittente, voire incessante.

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